Les Hommes du Feu - Cinéma de Morcenx

Les Hommes du Feu - Cinéma de Morcenx

Mardi 04 Juillet,à 20h30, en Avant-Première, venez découvrir le dernier film de Pierre Jolivet

Il s'agit bien-entendu d'une fiction ; les Sapeurs-Pompiers des Landes et de Morcenx seront présents.

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Synopsis et détails :

Philippe, 45 ans, dirige une caserne dans le Sud de la France. L’été est chaud. Les feux partent de partout, criminels ou pas. Arrive Bénédicte, adjudant-chef, même grade que Xavier, un quadra aguerri : tension sur le terrain, tensions aussi au sein de la brigade... Plongée dans la vie de ces grands héros : courageux face au feu, mais aussi en 1ère ligne de notre quotidien.

Authenticité

Pierre Jolivet a voulu coller au plus près du réel et tout ce que l'on voit dans le film lui a été raconté par des pompiers. Le capitaine de la caserne où le film a été tourné, Stéphane Guyot, a même relu et validé chaque scène. "Il n’était pas question de faire un film de super-héros, pas question d’enjoliver la réalité – leur quotidien parle de lui-même. A l’inverse, un documentaire ne m’aurait pas permis d’aller aussi près des flammes, pour des raisons évidentes de sécurité, ou à l’intérieur d’une voiture accidentée, au plus près des blessés", confie Jolivet.

Au plus près des pompiers

L.627 de Bertrand Tavernier, qui raconte la vie d’une brigade des stups, sans artifice et quasiment sans histoire, a servi de modèle à Pierre Jolivet pour réaliser Les Hommes du feu.
Le metteur en scène explique : "Filmer des pompiers, c’est filmer des hommes et des femmes qui s’engagent physiquement et j’ai toujours aimé raconter ce qui passe par le corps : j’ai donc voulu être organiquement avec eux. D’où la caméra à l’épaule. Finalement je ne voulais pas faire un film « sur » les pompiers mais un film où on est « avec » les pompiers."
Cohabitation

Pour les besoins du tournage, Pierre Jolivet et son équipe étaient en immersion totale dans une vraie caserne pendant sept semaines. "Au départ, les pompiers étaient assez circonspects. Ils nous acceptaient parce qu’ils en avaient reçu l’ordre d’en haut. Le colonel des pompiers de l’Aude, le Colonel Benedittini m’avait dit : « Je vous laisse les pompiers et l’équipement : la caserne est à vous ». Le lieutenant Aragou qui dirige la caserne a très vite compris ce qu’était le cinéma et m’a fait confiance. Mais pour son équipe, il a fallu plus de temps. Nous voyant un peu comme des rigolos qui allaient faire joujou, ils ont voulu discuter chaque détail, pour que ce soit le plus réaliste possible. Mais très vite, en se côtoyant, ces deux mondes, celui des pompiers et celui du cinéma, ont fini par se rejoindre", se rappelle le réalisateur.

Des acteurs non-professionnels

En dehors des cinq rôles principaux (Roschdy ZemEmilie DequenneMichaël AbiteboulGuillaume LabbéGrégoire IsvarineGuillaume Douat), tous les acteurs que l'on voit dans le film sont des pompiers de la caserne. "Ils sont dans leur propre rôle et pourtant, il a fallu, comme c’est toujours le cas avec les acteurs non-professionnels, travailler pour retrouver leur naturel. Les mêmes mots, les mêmes gestes, qu’ils répètent dix fois, vingt fois par jour dans la réalité de leur métier, devenaient extrêmement difficiles à prononcer ou à effectuer sur un plateau de tournage avec la pression de la caméra", explique Pierre Jolivet.

Sur le terrain

Un peu avant de démarrer le tournage, Roschdy Zem a passé une semaine avec les sapeurs pompiers, dans la caserne. Ces dernier l'ont, entre autres, emmené sur un champ de blé en feu où plusieurs hectares de terre étaient en train de brûler. "C’est assez flippant parce que vous pouvez avoir l’impression que les flammes vous disent : « viens, je vais te parler ». Attiré, fasciné, on y va, on approche - on peut aller tout près sans être vraiment en danger. Mais, peu à peu, ce danger, vous le sentez venir. Et tout à coup, cette chaleur qui vous saute au visage ! Comme si les flammes vous rentraient dans le crâne… Alors, d’instinct, vous faites un pas en arrière. En fait, c’est une image de l’enfer, un incendie", se souvient Zem.